No particular place to go

16 janvier 2017

Extrait roman noir en cours (n°3)

Publié par stephanegrangier dans Non classé

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      »Le dernier boulot avait été exécuté à la perfection. Pas de témoins, pas de vague, et un coupable tout désigné. Il fallait dire que Guignol avait tout pour. Des anciennes condamnations et un pedigree d’ex-petite frappe apparemment rangé des voitures.
De plus, quelques années auparavant, il avait participé à des regroupements communautaires genre Ramadan. Ce type avait donc la gueule de l’évidence-même. Un peu ça, d’ailleurs, qui chagrinait Gobard, en plus de ces rumeurs qui se répandaient comme des mauvaises odeurs. En bon professionnel, Mik avait fait ce qu’il fallait pour que tout disparaisse. Car effectivement, l’élu s’apprêtait à quitter le parti en mouillant Gobard bien au-delà des grelots.
Mik semblait nerveux, à pivoter sur sa chaise, à s’adosser au mur, à regarder l’arrière-salle sans vraiment la regarder, une mauvaise nuit, des soucis où alors cette histoire, songea Gobard. Ca se confirma.
- C’était vraiment nécessaire de buter ce type ?
- On n’avait pas le choix, Mickaël. Tu le sais mieux que moi. Il allait tout balancer et dans la foulée il se barrait. Un truc d’ambition ou de pureté, à tous les coups, ou la vengeance d’un médiocre. Ravi qu’on en soit débarrassé.
- Y avait peut-être moyen de causer, de temporiser, lui aussi trimballait des casseroles, on aurait peut-être pu s’entendre où au moins lui parler plus distinctement ?
- J’avais déjà essayé. J’avais déjà tout essayé. D’être cool, et aussi de le secouer, où de lui faire comprendre, si tu veux. Je lui ai même bourré la gueule un soir, genre copains comme cochons. Mais c’était pas son genre. Il a geint sur sa vie comme une vieille poule puis a fait son lèche-cul. Devant toi, il était toujours très onctueux, mais par derrière, il te baisait dès qu’il en avait l’occasion. Peut-être qu’on aurait rien perdu à ce qu’il se casse, finalement, le problème c’est ce qu’il s’apprêtait à embarquer avec lui. On ne pouvait pas laisser faire ça, tu le sais bien. Ca fait des années que je le connais. Je ne sais pas si c’est la politique qui lui montait au bourrichon, ou la grande idée de lui-même mais ça sentait le roussi et de toute façon il copinait d’un peu trop près avec les connards de l’UMP. Nos convictions ne lui servaient qu’à alimenter sa propre soupe. Il n’en avait rien à foutre. Il nous aurait détruits, rien que pour gagner en influence. Les homos, c’est comme ça, mec. Des mecs mal finis parce que mal commencés. Tu leur refiles un bout de queue, ils te bouffent les couilles. On pourrait appeler ça de la voracité mais moi j’appelle ça une ambition malsaine et démesurée. Tout ce que t’as retrouvé chez lui comme saloperies sur tout le monde et moi en particulier le prouve, alors qu’au même moment ce fils de pute nous jouait la sérénade du grand amour.
- Ouais. T’as raison.
- Evidemment que j’ai raison.
Le patron ramena les cafés, leur serra la main puis retourna derrière son comptoir.
Silence, à touiller son café.
Gobard :
- Pour l’affaire, le rebeu est parfait. Ces types, de par leurs origines et leur religion de merde, peuvent pas sacquer les Français. Le pseudo-braquage sert de légitimation et le flingue l’accuse du meurtre. En plus, il y a quelques années, Gérald passait son temps à collecter des dossiers sur l’insécurité immigrée. Notre lampiste, il l’avait déjà dénoncé. Tu te rappelles le cirque qu’il avait fait pour qu’on supprime les allocs de sa mère ? Tout le monde s’en souvient, et ça, c‘est bon pour nous. Ca colle aussi avec l’idée que Guignol aurait voulu se venger. Le type parfait, je te dis. »
Il s’arrêta pour boire une larme de café avant de continuer :
- Et puis dis toi une chose, politiquement cette affaire nous sert puisqu’elle nous transforme en victimes. Nous, on agit. Et comme on agit, et ben ça remue le petit milieu de criminalité basanée. Alors que les gauchistes les protègent en leur trouvant tout le temps des excuses. L’équation est simple. Et l’électeur, il le sait, ça. Juste cet enculé de journaliste qui s’imagine des choses mais il a que dalle. Et sans carburant, ces rumeurs s’essouffleront d’elles-mêmes, voir légitimeront un peu plus le fait que tous ces intellos gauchistes ne font que chercher la petite bête là où il n’y a rien. »
Il réfléchit quelques secondes en touillant son expresso.
- N’oublie pas non plus l’homosexualité du bonhomme, qui prouve la modernité du parti et sa façon d’évoluer avec son temps. Rien que là-dessus, on engrange des points. Dernière chose, le fait que les arabes peuvent pas sacquer les homos, ça prouve l’incapacité de cette communauté à partager nos valeurs et donc qu’elle n’a rien à foutre ici. Et ça aussi, c’est bon pour nous.

La bouche de Mik s’étira pour former un sourire :
- C’est nouveau et ça fait drôle, cet amour soudain pour le lobby gay.
- Rien à foutre. C’est de la stratégie et savoir placer ses billes et avancer ses pions. On ne gagne pas avec de l’angélisme, mec. L’important est que la sauce prenne, et elle a pris, relancé par le communiqué du parti déplorant la perte d’un être cher et d’un collaborateur dont on n’a pas seulement éliminé la personne, mais également voulu attenter aux idées, comme à la façon de vivre. Modernes, je te dis. Tu mets ça en parallèle avec les casseurs gauchistes et tu vois la différence. T’inquiète pas que l’électeur, il le sait, ça aussi.
Mik se remit à sourire, bailla, s’étira puis finit par se lever pour se trainer jusqu’aux toilettes, d’où il revint trois minutes plus tard.
Gobard avait changé de sujet. »

8 décembre 2016

Avec Freddy Fender

Publié par stephanegrangier dans Non classé

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29 septembre 2016

Extrait roman noir en cours (2)

Publié par stephanegrangier dans Non classé

frejus-centre      »Ils arrivèrent à la gare de Fréjus vers midi. Du monde et du bruit, sur les quais. Ils plissèrent les yeux du fait de la luminosité et de la fatigue, puis sortirent de la gare et empruntèrent une route qui descendait vers la ville. Après quoi, ils gagnèrent une petite place surélevée, prirent une ruelle et remontèrent par une route jusqu’à cette grande place où ils localisèrent, à l’angle de deux rues, le Bar-Tabac où La Gobe était censé les retrouver. Ils se plièrent alors aux coutumes locales et dorèrent mollement au soleil, suçant la glace de leurs pastis en observant le marché et les gens qui déambulaient. Puis ils regardèrent l’heure et attendirent. Puis, le temps parut vraiment long et ils commencèrent, au bout d’une heure et quart, à en avoir marre d’attendre.

Boris râlait en sourdine, tripotant son verre, lorsqu’une voiture se gara juste devant la terrasse. Leurs deux corps avachis furent alors partagés entre l’ombre du véhicule et la lumière vive du soleil d’où surgit un grand type baraqué, genre Rugbyman-Pitbull. Le type les repéra, s’approcha et enlevant ses lunettes, parla avec la voix fluette de l’eunuque dont les cordes vocales auraient été passées à l’acide :
- Monsieur Mancin ?
Boris pompa son jaune pour ne pas éclater de rire.
- Oui, c’est moi. Vous venez de la part d’Alain ?
- Oui.
- C’est vous qui nous véhiculez ?
- Oui.
- On aurait le temps de finir nos verres ?
- Vite alors, je suis en double file, et j’ai pas envie de me prendre une prune.
Accent rugueux, germanique, peut-être hollandais.
- Vous pouvez peut-être vous garer et boire un pot avec nous, si vous voulez ?
- Je bois pas. Et j’ai d’autre chose à faire. Et puis c’est la merde pour se garer.

Pendant la tirade, son visage n’avait pas affiché la moindre expression, seulement un vide pratique, limite sanitaire, et la dernière phrase portait déjà une certaine lassitude à devoir supporter les deux raseurs. Pourtant, émettant le vague sourire d’un cancrelat qui aurait eu une bouche, il sembla finalement se détendre.
- Moi je suis Mik, comme ça se prononce. Alain m’a donné le détail de vos gueules et l’endroit où vous vous trouviez. Et c’est vrai, j’ai des trucs à faire, pour ça que je suis pas trop baisant, aujourd’hui».
Puis il les scruta avec moins de chaleur encore que s’ils avaient été ses propres étrons, finissant toutefois par leur tendre une main ignominieusement molle sans se cacher du fait qu’il n’en avait rien à foutre de leurs gueules. Cette mâchoire carrée et cette tête de tapette assassine laissaient l’impression d’un danger constant. Il portait une imitation de tenue militaire. Mancin l’imagina pompant des chibres dans des chiottes publiques puis les sectionnant afin de faire grossir une éventuelle collection. Grosse suée, fatigue, Pastis, et ce type, qui lui filait les jetons et surtout la nausée. La manière très lente qu’avait Boris de sucer son pastis sembla alors agacer le monsieur, qui se balança d’une jambe à l’autre. En vérité, ce type était un allié, un collègue, un confrère. Mais de la confrérie des loups jamais sevrés, toujours au bord de l’explosion.
Sa voix rajoutait à l’étrangeté mortifère du personnage, qui se pencha tout à coup pour leur souffler :

- C’est le Week-end, et j’aime pas le Week-end. Les rats envahissent les rues et ça pue. Ca joue aux boules ou aux cartes, ça roule n’importe comment et ça fait chier, et je parle même pas des putains de gnoules. Eux, c’est pire que tout. La plèbe de ce pays, qu’ils saccagent par leurs comportements de porcs indignes. C’est quand vous voulez les gars, hein, finissez tranquillement vos verres. Ca me fait juste un peu mal de voir toute cette merde étalée partout…

Le caractériel remit ses lunettes. Mancin accéléra la succion du fond de son verre, Boris l’imita, coinça un billet sous le verre vide, puis ils saisirent les sacs et suivirent DolphLundgren jusqu’à la voiture. Sacs dans le coffre, Mancin s’installa à l’avant alors que Boris se glissait à l’arrière. En démarrant, le guide de randonnée pédale expliqua :
- Je fais le taxi. Alain n’était pas dispo, mais il vous attend.

Ils se mirent à rouler, à emprunter des rues, à longer des parcs, des jardins, des habitations, à tourner autour de ronds-points, à s’embouteiller sur une route remplie de bagnoles, à supporter des flots de touristes, à longer camping, parc de loisir, station-service, à flirter avec des palmiers au bord d’une route, à repérer la crête de montagnes au loin, à humer l’odeur de la mer. Puis encore la route, d’autres ronds points, une nouvelle file de bagnoles, l’odeur des frites, beignets, chouchous, du goudron fondu et des pots d’échappement. Ils commençaient à trouver le temps long lorsqu’un bras d’eau s’ouvrit sur la mer, à gauche. Puis, ces flots de gens le long de la côte, des hôtels, restos, et encore la route, toujours, mais qui serpentait cette fois suivant les contours charmants du littoral.
Puis, enfin, ils empruntèrent une route sur la droite et montèrent dans les hauteurs, au milieu d’un quartier résidentiel fait de villas et de résidences. A mesure qu’ils prenaient de l’altitude, ils découvrirent alors la Méditerranée et sa promesse d’un paradis retrouvé. Végétation, résidences, route en lacet qui monte encore, la corniche varoise, l’azur se dévoila sur leur droite dans toute sa majesté, mais par intermittence, entre les maisons.
Sergio s’éveillait.
Le sud. Ce sud qu’il avait connu, ce sud qu’il aurait presque voulu ne jamais avoir à quitter. Les villas se raréfiaient, chantiers entrecoupés de bâtisses et de terrains vagues. Puis, dans les hauteurs, vers l’arrière-pays, un désert de collines d’un ocre sombre comme de la pouzzolane, apparaissait au détour d’une route en-dedans.
Puis, tout à coup, en face, d’autres collines, où se suspendaient de très nombreuses villas orientées vers la mer.

Mancin ouvrit la fenêtre et sourit. Ramakovski bailla, détendu. Un œil continuait la sieste, l’autre découvrait le pays. Il aurait bien dormi mais ça ne se faisait pas. Il alluma une cigarette pour s’occuper un peu.
- C’est pas mal, ce coin, hein, Serge… Dit-il par politesse, et pour dire quelque chose.
- Elle est très belle, cette Région. Rectifia Mancin, pas totalement perdu dans ses pensées d’un autre temps. »

(Sortie 2017) 

11 septembre 2016

Perché

Publié par stephanegrangier dans Non classé

a0480981480_10Au début, il y eut ce morceau, au hasard de la compil d’un label. D’abord, la fascination puis le coup de foudre. Un objet d’une classe très rare, fait de réjouissantes trouvailles harmoniques semblait exister en entité parfaitement aboutie, dans ce fouchtraque sounclound où tout s’enchevêtre constamment, rendant les jolies choses si difficiles à trouver. Je tenais ENFIN quelque chose.

Va défricher l’Amazonie pour trouver un arbre, toi. Alors quand il me fut donné de tomber sur la pépite symbolisant l’indice qui me mènerait au trésor, j’ai suivi la merveilleuse piste toute tracée, entre falaises, rivières majestueuses, arbres millénaires et nature luxuriante, et j’ai découvert  des harmonies, thèmes, un style, un charme,  des cascades de son, et puis l’envol et le lyrisme d’un oiseau magistralement majestueux.
Évidemment, pas complètement dupe, c’est là que le courant continu de la méfiance m’a activé le clignotant me forçant à me garer sur le bas-côté, juste pour y voir plus clair. « Mec, t’es un peu neuneu et après le pied-tendre, t’as généralement le cœur, tendre, me serais-je moi-même floué, artichaut grégaire bêtement arrimé aux sirènes de la shoegaze ? »
Bref, ma trop facile appréciation m’aurait-elle empêché de voir un marketing pas larvé du tout ? (pour y avoir si facilement  nagé nu et avec délice comme dans l’eau bouillonnante d’un gigantesque jacuzzi ?).

MFPChez bandcamp, si l’on bricole à la maison, l’on aime à faire un travail d’orfèvre, d’artisan sûr de son geste. Pas de la vieille major dégoulinante d’offres et de demandes à vous transformer la magie en produit bas-de-gamme généraliste, pas de chef de produit reptilien, pas de petites nouvelles structures-succursales du biz à vous toucher un panel, prête à n’importe quoi pour faire marcher la planche à billet.
Ce que j’entendais là était la beauté (d’une voix) grave d’un diamant noir poli qui ne deviendrait jamais lisse, accompagné, enchevêtré, dirais-je, par la voix féminine de la chanteuse dont j’appris plus tard le décès. Un élément surnaturel mais qui serait venu de la nature, rareté, bijou, petite mécanique des merveilles. Mechanism for People était une bombe fabriquée par des terroristes qui auraient eu énormément de goût.

D’où venait tout ça ? De l’observation des oiseaux, d’une fascination envers les entrailles de la terre ? Par quelles sortes d’extraterrestres ce joyau avait-il été fabriqué, du premier titre au dernier ?
Et le visuel, il était de qui, le visuel, illustrant à merveille le son de l’album lui-même.
a0996996241_10Chaque morceau me parut un miracle venu d’ailleurs, une combinaison de quelque chose, une alchimie d’évidences, j’avais rarement connu aussi parfaits entrelacs. Tout était limpide et travaillé, d’une vérité mais avec des aspérités, et la magie opérait à chaque fois, c’était si simple, et ça arrivait là, qu’avait foutu le monde auparavant, ou avait-il donc été se fourrer ?
Radio, journaliste, boite de prod’, tourneur de festival, je ne sais quoi…que fais tu donc… à quoi joues-tu ? Dans quelle contrée peu reluisante t’envoie-t-on trop souvent passer le balai de la médiocrité pour tous ? Hein, misérable ?
Mais finalement non, p’têt pas, peut-être ne valait-il mieux pas investir ni businesser trop implacablement ces jolies petites choses là, tout ça te saloperait la beauté, te collerait l’ignominieux orgueil au milieu, vieux cœur purulent sans intérêt, changeant les êtres, dominant les hommes, détruisant la créativité en la noyant dans une campagne de communication de soi-même, lui faisant des injonctions afin qu’il s’adapte à l’image qu’on aurait fabriqué de lui. L’art était la quête de soi, non ce que souhaitait l’autre. Et puis en vérité, le marché ne s’accommodait pas des étoiles.

Alors merci, les disques Normal, qui n’ont rien de Normal. Je ressortais allumé par la grâce et la douceur puissante de « Reach for the stars », comme une promesse qu’ils (Frédéric Parquet et Aïcha Oubakrim) auraient  tenu avec une facilité déconcertante, puis atteinte, pour nous amener directement aux étoiles.
Et puis, un nouveau groupe de Frédéric Parquet, au son menant pareillement aux plus vertigineux et luxuriants confins de la galaxie. Que faisaient donc les astrophysiciens de l’ESA où de la NASA réunis ? A se gargariser de cailloux perdus sur des satellites obscurs alors qu’ici, simplement ici, des astres noirs, lumineux, mélancoliques, puissants enflammaient les bacs et allaient continuer à briller ?
Que faisait le monde, bordel. Était-il à l’aube de comprendre et enfin d’apprécier le goût du temps et ses vertus ?
Une partie remise qui reviendrait bientôt ?

Après Mechanism for People, il y eut donc A Movement of return, que je découvris très récemment, et qui a son tour me laissa sur le visage l’empreinte d’une claque. Forgé une nouvelle fois par Frédéric Parquet lui-même, comme son métier de ferronnerie d’art lui avait peut-être indirectement insufflé de le faire, c’était la nouvelle roue magique d’un touche-à-tout tranquille, qui tournait, et tournerait encore, implacablement, plus que jamais épuré, vivant, énergique, aux artifices progressivement éliminés.

Alors achetez le, nourrissez-vous-en, repaissez-vous, repentez-vous de n’avoir jamais écouté, reprenez-vous que diable, et allez le voir lorsqu’il  passera pas loin de chez vous. Refilez vous des liens, colportez, offrez, transmettez, faites tourner chez Wikileaks et contactez Edward Snowden, écoutez au casque en regardant les étoiles, écoutez sans casque et en soirée, dansez, faites, aimez, faites aimez, écoutez encore, faites découvrir, il y a du génie dans cet homme-là.
On ne passe pas à côté de la vie sans la regarder fleurir.

Les disques Normal
Frédéric Parquet
A Movement of Return
Mechanism For People

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22 juillet 2016

Au Salon du livre Mots et Marées, Carnac-Plage (56), le 23 et 24 Juillet…

Publié par stephanegrangier dans Non classé

Les Samedi 23 et Dimanche 24 juillet, je serai présent à la 3ème édition du Salon Mots et Marées à Carnac, dans le Morbihan.
Un grand merci aux libraires de la librairie Port Maria, Florence et Alexandre Cavallin, et à Jean-Yves Le Miniez (Galerie Port-Andro), pour l’invitation.
Magnifique programmation dans le cadre plein de charme de la placette Port-en-Drô à Carnac-Plage (56) !
Venez donc, ça swingue et ça filme, aussi !

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6 juin 2016

Le Petit Sachem l’a lu (et a aimé) #Hollywood-Plomodiern

Publié par stephanegrangier dans Non classé

Une très jolie chronique de mon roman Hollywood-Plomodiern par le blog « Le Petit Sachem l’a lu »
Je cite :
Le Petit Sachem l'a lu (et a aimé) #Hollywood-Plomodiern p1060833-2-150x150« Ce roman est un tel régal que je ne veux pas vous en dire beaucoup plus sinon que ce ton piquant et irrévérencieux m’a rappelé Cul-de-sac de Douglas Kennedy (avant qu’il n’écrive des guimauves).
A la différence près que Stéphane Grangier laisse affleurer sa fibre punk dans quelques scènes bien senties … C’est drôle, noir, cruel, absurde et rudement bien écrit : bref, la lecture parfaite pour la plage ! »

Ouch ! Ravi ! Et vive la plage !

Merci donc, Petit Sachem ! (où Pascale la bibliothécaire)

Là > Le Petit Sachem l’a lu

31 mai 2016

Hollywood-Plomodiern dans Dig It !

Publié par stephanegrangier dans Non classé

Une très jolie chronique d’Hollywood-Plomodiern dans le dernier Dig It (n° 67, à paraitre !)
(Avec un bel hommage à l’éditeur Jean-Marie Goater et une chouette critique du dernier Hervé Commère / Fleuve Editions).
(Merci Patrick Foulhoux !!!)
Enjoy !!!
(clique droit : Ouvrir image dans nouvel onglet pour agrandir)
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28 mai 2016

Dimanche 5 Juin, à l’occasion du trentenaire de la Bibliothèque de Chateaubourg…

Publié par stephanegrangier dans Non classé

plan Chateaubourg     Vous aurez remarqué si vous êtes perspicaces, et vous l’êtes, j’ai décidé de me recentrer sur quelques fondamentaux.

Pour l’écosystème en vogue, je représente l’intérêt d’une moule, en conséquence de quoi, et vis à vis du rocher qui m’accueille, les infos consubstantielles à mon existence écrivante passeront donc par ce blog-ci tout en transitant (le temps d’une fébrile migration) par mon profil Facebook puisque j’ai viré toute idiote prétention à une Page (tout étant tendresse et passion, gageons que nous resterons un amateur noble et éclairé et simplement passionné et non pas une espèce de Macron à-la-petite-semaine).

Je suis donc écrivant, c’est mon nouveau statut, celui que j’ai déclaré auprès des services de la Police, de l’Ordre moral et de Pôle Emploi et ainsi, dans ce cadre, en compagnie de quelques camarades du même tonneau, mais pas forcément du même cépage, je serai un des invités du trentenaire de la Bibliothèque de  Chateaubourg le Dimanche 5 juin  afin de parler de mes œuvres et de moi au milieu.

Dimanche 5 Juin, à l'occasion du trentenaire de la Bibliothèque de Chateaubourg... tonnez-212x300Il y aura Frédéric Paulin (Sur France-Inter Dimanche à 17h !) et Isabelle Amonou (confrère et soeur Calibre 35) et puis d’autres étranges volatiles au très joli plumage et pratiquant la même activité d’écrivant (et parfois même de dessinant) comme Jeff Sourdin, Irina Teodorescu, Gaëtan Lecoq, Didier Lahais, Pascal Bresson, Benjamin Keltz…

Félix Boulé (animateur littéraire à Radio-Laser) animera tables rondes et autres rencontres (j’imagine) avec la maestria qui le caractérise et nous serons tous reçus par Pascale, qu’il me tarde de rencontrer.

Yallah donc, public divin et curieux, c’est gratos, plein de générosité et d’ici là, tu auras trouvé le moyen de mettre un peu de tigre (et d’essence) dans ton moteur.
La bienvenue là :

Maison Pour Tous
9 rue Pasteur
35220 Chateaubourg
de 10h à 18h

 Accès :
-Voie Express en direction du Mans
-Sortie CHATEAUBOURG ( et non Châteaugiron !), il y a une éolienne à côté de la sortie
-Suivre Direction Centre-Ville
-Après être passé sur la Vilaine, prendre à gauche sur le petit rond-point et se garer sur le parking du Gué.

Tel : 02 99 62 31 41
Site :www.chateaubourg.fr

La Maison Pour Tous est en face au-dessus du parc (étoile verte plan première image).

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Ensuite, et arrivé cet été, je devrais me retrouver au troisième salon du livre de Carnac « Mots et Marées » (23-24 Juillet) mais ça c’est une autre histoire que je vous narrerai le moment venu.

15 mai 2016

Interview radio-Laser, retour

Publié par stephanegrangier dans Non classé

Retour sur une émission de Radio-Laser où interviewé par Félix Boulé, je parlais de mes deux derniers livres :
Hollywood-Plomodiern (Editions Goater), paru en 2014 et Rachel, Lanester 76 (Editions la Gidouille), paru en 2015.
(Cliquez sur le bouzin pour autres interviews).

Pour en savoir plus sur les livres.
Hollywood-Plomodiern
Rachel, Lanester 76

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21 avril 2016

Le regard de Kooyong Sohn

Publié par stephanegrangier dans Non classé

     Au premier coup d’œil, les photos de Kooyong Sohn ne semblent rien afficher de particulier, ou peut-être tout juste un cadre, une vague vue un peu gauche, un geste, une harmonie du paysage, rien de plus. 
Et pourtant, à bien y regarder, quelque chose d’indicible semble vouloir surgir, comme une recherche d’équilibre dans le vide, d’une absence, où le sentiment d’un manque que l’instant aurait fixé, jusqu’à une certaine harmonie sur laquelle il faudrait songer à se pencher, dans cette apparente banalité du quotidien balayé par la vie.
Un instant m’est venu le songe de la mort, de celle de l’auteur, qui chercherait ainsi l’ailleurs, où à capturer une infime part d’éternité et ce qu’il aurait pu y dérober. Avant de disparaître, laissant sa trace dans une anfractuosité de l’invisible. La photo-miroir de lui-même et de sa respiration, entrain de ressentir, pressentir, enfin voir. L’instantané d’une magie dont il serait le seul à reconnaître le 
mouvement secret, et celui d’une Corée ni figée, ni particulièrement mouvante, mais autre, vue par un œil qui sait voir.
(Cliquez sur les images)

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